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Alors que l’Année Saint-Paul qui vient de s’achever laissait espérer un assouplissement du statut des minorités religieuses en Turquie, leur situation concrète ne semble pas évoluer
Le gouvernement turc aurait finalement accepté d’étendre pour une durée indéterminée la possibilité de célébrer la messe dans l’église de Tarse, lieu de naissance de l’Apôtre Paul en Asie mineure. « Je suis confiant dans le fait que l’église de Tarse deviendra bientôt un centre de pèlerinage plutôt qu’un musée », a récemment déclaré sur Radio Vatican Mgr Luigi Padovese, vicaire apostolique d’Anatolie.
Selon lui, cette décision serait due aux nombreux pèlerins venus visiter Tarse pendant l’Année Saint-Paul, close en juin dernier : « Pour la première fois, les musulmans turcs ont été les témoins de chrétiens venus, non comme touristes, mais en pèlerins priants. Leur dévotion a fait une forte impression sur les Turcs », a-t-il expliqué.
La décision de rendre au culte l’église de Tarse intervient quelques semaines seulement après une autre déclaration officielle annonçant, au contraire, que l’édifice, saisi en 1943 par le gouvernement, redevenait un musée.
Les chrétiens auraient pu continuer à y prier, voire célébrer, mais à condition de réserver à l’avance, de payer un ticket d’entrée et de ne pas gêner l’activité du musée... De nombreux responsables chrétiens avaient alors déploré cette décision, estimant que la liberté religieuse n’avait pas réellement évolué en Turquie. Une évolution de la situation juridique des chrétiens
Du coup, selon Mgr Padovese, Ankara serait prêt à faire de Tarse un lieu de pèlerinage. « Un peu de pression publique est utile, mais seulement si elle s’enracine dans l’amour de la Turquie et une réelle volonté de voir la liberté religieuse grandir dans le pays », estime le vicaire apostolique, selon qui les chrétiens d’Europe doivent continuer à demander une solution permanente.
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